| Le Xypalodon Phalae
Vous me pardonnerez, j'en suis certain, ce retard à vous rendre compte de ma mission au Mahalahiri et que j'ai pu mener à bien, grâce à vous. Cette mission a été dés plus intéressante et fructueuse, et si je n'ai pu encore trouver le spécimen de Xypalodon Phalae que je recherche depuis 25 ans, je suis sur ses traces et je suis très optimiste. Cependant, alors que je retournais , avec une dizaine d'amis locaux, une grosse pierre plate pour vérifier si notre Xypalodon ne s'y trouvait pas caché dessous, ce gros caillou nous a brusquement glissé des mains pour tomber sur un rocher. Entre les deux ce trouvait ma main droite, dont plusieurs doigts ont été écrasés. Comme l'aurait dit ma défunte épouse: "Cela devait arriver", Mais, puisque nous étions à deux heures de marche du véhicules, autant" faire contre mauvaise fortune, bon coeur" et continuer notre travail. Le lendemain après à peine une demi journée de marche, nous avons eu la chance de rencontrer un jeune étudiant en médecine qui se trouvait au village car il avait raté ses examens deux années de suite. Avec une grande bonne volonté il a fait de son mieux pour remettre en place le doigt qui avait le plus souffert, mais ses deux tentatives n'ont pas réussies, et il n'a pu recoudre la peau déchirée. En fait, de retour au pays, une radiographie montra que plusieurs os avaient été fracturés: j'ai dû porter une sorte de plâtre qui m'a tenu éloigné de mon clavier. Mais, comme vous le voyez, tout est en ordre maintenant et ce léger incident n'a en rien été préjudiciable à mes recherches. Dans la province de Motus, j'ai mené une enquête systématique et exhaustive, ma main étant momentanément indisponible, d'abord dans la plaine, puis dans les montagnes proches, régions géographiques très contrastées propre à la reproduction du Xypalodon Phalae, soit, environ une superficie de 1200Kmē. Tout me porte à croire qu'il serait plus judicieux d'inspecter la grande steppe du Nord. En dehors de ces régions où j'ai poursuivi mes recherches, l'amitié des autorités locales m'a permis de travailler avec succès. Au vue du développement des premières photographies, il s'avère utile d'envisager un nouvel appareil, celui que j'utilise depuis ces quinze dernières années n'étant plus vraiment fiable. La seule ombre au tableau, provisoire, certes, fut le décès de mon assistant de recherches, mort des suites d'une opération réussie. Afin de justifier les frais engagés, j'ai l'honneur de vous soumettre les comptes détaillés de cette mission. On peut y constater une relative importance des frais occasionnés par le véhicule "tout terrain "acheté sur place: -Remplacement d'un joint de culasse, nécessaire avant de partir sur le terrain car une panne de ce véhicule aurait été la cause de retard. (aller à pied jusqu'au village, revenir avec un tracteur, remorquer le véhicule jusqu'à une route, aller en ville en autobus à horaires aléatoires, revenir, trouver un mécanicien, attendre l'arrivée des pièces, les renvoyer si elles n'avaient pas été bonnes, attendre à nouveau...) - Salaire d'un chauffeur, puisque, comme je l'ai précisé plus haut, je ne pouvais objectivement conduire moi-même. Mais ce véhicule est indispensable pour la bonne continuation de mes recherches. J'espère sincèrement que ce bref résumé de mon travail vous convaincra de renouveler la dotation nécessaire à la poursuite de mes recherches sur le Xypalodon Phalae. Vous en remerciant vivement de l'intérêt que vous portez à mon travail et de votre bienveillance, Je vous prie de croire, Chère Bienfaitrice et Amie, en mes sentiments reconnaissants.
::: l'auteur? Ernclageo ernclageo@infonie.fr |