| La fragilité du destin Elle vivait dans sa prison de verre Son univers : sa petite maison de pierre Ses souffrances étaient infinies Son douloureux passé l'avait fermée à la vie Recroquevillée sur elle-même elle avait perdu toute confiance en l'espèce humaine Bafouée, meurtrie, blessée dans son adolescence Elle refusait de continuer cette existence Elle s'éteignait petit à petit Elle aurait voulu n'être qu'un esprit Anéantir ce corps qu'elle avait en horreur devenir transparente, disparaître dans l'heure Elle fut emportée par une nuit étoilée Vers un pays de chimères, d'ombres, d'adversité. La solitude, désert sans issue, surgit de nulle part Empruntant sournoisement le couloir de la mort. Elle voulut fuir S'enfuir Courir loin de ce délire Fermer les yeux, ne plus souffrir Se réfugier dans l'inconscience Se laisser sombrer dans l'indifférence Oublier jusqu'à son nom, perdre pied Tomber, s'enfoncer, ne plus jamais se relever. Soudain, une brise souleva son petit corps blessé L'emportant loin, très loin de son passé, Une main se posa alors sur son cœur déchiré Et le souffle de leur amour la fit ressusciter. ::: l'auteur? Marielle... |