Les contes érotiques d’Hurlurette

 
1

 
Hurlurette, Hurlurette, elle est énervée ce soir, irritée, elle devrait faire un peu de ménage... alors elle prend son balai, s'agite, gigote sur place, ajoute la musique, et fait un bruit du tonnerre... elle devrait se méfier, la petite, on l'entend à la ronde... et Grobidon ne doit pas être loin...
Il l'entend, Grobidon, bien sûr, il n'attendait que ça, il approche, Grobidon. Et là, dans l'encadrement de la porte, là... Ha!!! Pauvre Grobidon!! Ce qu'il voit!!!
Elle est de dos, et sous l'effet du rythme, se déhanche sans soucis, toute à son émotion... ses rondeurs qui bougent, cette taille qui balance... Il voudrait... Il aimerait.......... Le désir lui met l'eau à la bouche..........
Il passe sa langue sur ses lèvres sèches, avance un pied, s'immobilise........... Et elle............ ne semble pas se soucier du petit bruit tout à fait perceptible que fait le plancher............. Elle l'espère
Il le sent, il le sait déjà, sa confiance revient, il est tout près.
Elle est prête et s'impatiente alors il glisse ses bras autour de sa taille qui ondule et continue la danse avec elle il approche son ventre de ses reins. Elle ferme les yeux en sentant ses mains, là, sur son ventre.
Son cou se déplie pour recevoir ses baisers, elle sent tout son corps qui se raidit
ses mains à lui soulèvent la jupe et remontent sur ses cuisses mouvantes, elle a chaud, elle est lisse et offerte
Il est sur sa peau, et doucement la déshabille en suivant ses mouvements qui se sont ralentis, la danse est maintenant sensuelle et alanguie, tout à l'intérieur des sensations qui les inondent. le lit n'est pas loin et il la pousse doucement sur la couette
Leurs mains se mélangent, leurs caresses s'aventurent sur leur peau exacerbée dans leur corps à découvrir, ils se découvrent et s'irritent de tout ce désir, elle l'appelle et il pénètre avec un soupir dans la chaleur dans la douceur
au milieu de nulle part, ils sont ensemble, étouffés de sensations, de suavité de miel et l'irritation revient, il se fait plus rapide, il s'énerve, elle le retient, il se retient, elle s'agite, il entreprend un mouvement saccadé et elle soupire de plus en plus fort, de plus en plus souvent, et la tension est extrême et délicieuse ils sont à l'intérieur, et il explose de plaisir dans un doux râle où il l'entraîne... Tout se calme maintenant, ils se cherchent encore, ne se lâchent pas, se rejoignent et se caressent calmement sur des baisers apaisés..........

 
2

 
Dormir, dormir! Hurlurette n'y pensait pas! Elle avait toute la nuit devant elle et plein de bouleversements à vivre. Qui pouvait comprendre ça? Certainement pas le roi, être furieux et dominant qui, lui, s'endormait en ronflant!
Justement, il ronflait et elle en profita pour s'éclipser en catimini par la porte qui ne grinça pas, ce soir-là... Il existe des connivences avec certains objets, certains soirs...
Dehors, il faisait doux et sa jupe légère se soulevait aisément et laissait voir ses cuisses fines et tendres. Elle sautillait de plaisir à l'idée de la nuit qui l'enveloppait... Mais, bien sûr, un ogre bizarre rôdait à ne rien faire, il s'ennuyait et perçu vite le bruissement des bas qui se frottaient aux jambes de la douce en goguette
Il n'était pas mal, l'ogre, assez jeune et musclé, il rêvait à la fée... Qui avançait... Et le vit.....
Pas de peur, juste du plaisir à se voir, dans la nuit. Elle approcha, pour l'approcher, il s'avança, pour l'enlacer, et ils se touchèrent de leurs mains chaudes... Dans le dos les doigts s'enlacèrent et rapprocha leurs corps frémissants
Ils se sont allongés sur la terre, elle sur lui à l’embrasser, et lui, les mains descendant sur les reins de la belle.
Ils ondulèrent longtemps dans une danse sensuelle où leurs corps se répondaient en un rythme lancinant.
Ses mains à lui glissaient sur les hanches de la douce qui se détendait de plaisir et se laissa faire quand il la bascula sur le dos, la soutenant par la taille. Elle soupira suavement, assez pour l’exister encore, lui, pauvre bougre sans amour qui était ébloui soudain de ce don si naturel, avait la peau infiniment douce et ses doigts lourds trouvèrent simplement le chemin quand il la caressa. Ses ondulations le dirigeait vers le siège de tous les bonheurs offerts, ce soir-là, à son désir tendu.
Il la pénétra sans brusquerie aucune, la porte était ouverte et tendre, il s'y engouffra en fermant les yeux et son plaisir était tel qu'il sentait les balbutiements intérieurs de la fleur qui s'ouvrait
Il rythma ses élans, lentement d'abord, puis plus précipitamment, et elle le suivait, elle le suivait...
Son corps se cambrait sous la pression pour mieux le recevoir, ils s'attendaient, se rejoignaient sans cesse ils se touchaient, lançaient leurs mains moites au hasard des mouvements sur le corps de l’autre si proche, leurs peaux se collaient et s'éloignaient, doux, c'était doux, puis violent et si fort, il la mordait un peu sans le savoir, et se cambra de plaisir quand le jaillissement se fit..........

 
3

 
Le lutin ne connaissait pas Hurlurette, il l'imaginait, il savourait ces images qui lui venaient quand son désir l'évoquait? Forcément, un lutin, ça se cache, ça ne sort jamais, alors qu'elle...... Dans les bois,... Ca se savait...
"Hurlurette se promène", disait-on; et les rêves des hommes s'en allaient à la suite des jambes filantes de la fille.
Mais lui, le lutin, avait de la chance: il était dans les bois qu'aimait la belle, et il savait bien, qu'un jour ou l'autre, ils se rencontreraient.
Il la vit, ce soir-là, étendue à rêvasser dans l'herbe fraîche du soir avancé. Elle, toujours curieuse et affamée de vie, s'était encore défilée, faufilée, et goûtait avec gourmandise le plaisir d'être elle, tranquille, à l'affût des bruits de la nuit. Elle était confiante et notre ami lutin s'approcha en souriant; elle sourit aussi et comprit bien vite que la conversation ne pourrait être qu'agréable... Lui, intimidé, la dévisageait, ses yeux verts, ses boucles indisciplinées, et cet air d'être là, sans y être, plein de promesses..
C'est elle qui avança la main vers son counet qui caressa ses épaules.
Elle approcha son visage et posa ses lèvres sur sa bouche.
Elle l'embrassa très tendrement et lui, prenant courage, entoura ses bras autour d'elle pour la sentir contre son corps
Elle était souple dans ses bras et il prit de l'assurance en laissant glisser ses mains le long de son dos...
Ses mains, le long du dos, descendaient irrésistiblement sur les hanches et il s'agenouilla pour embrasser son ventre.
La robe glissa facilement, et c'est elle qui ouvrit sa chemise, ils s'enlacèrent ainsi, lui, embrassant la peau fine offerte, et elle, levant la tête vers les étoiles en fermant les yeux. Ils se serraient pour mieux se sentir, pour mieux se dire ce que l'on ne dit pas, et roulèrent comme en dansant sur la mousse veloutée du bois qui se refermait sur eux.
Le corps à corps merveilleux continua entre vague et ondulation, impatience et tendresse, jusqu'à ce qu'il la prit avec délectation, comme une confiserie délicieuse
C'était si bon... Et le bonheur les accueillit ensemble, liés et refermés sur leur secret...

 
 
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l'auteur? Véronique, styliste et illustratrice, aime écrire des contes érotiques pour se délasser.