| Solitude Tu es partout, attendant patiemment ton heure Tu surgis quand on t'attend le moins, Au cœur de la fête, parmi les rires et les chants, Dans la rue, au milieu de la foule qui déambule, Pendant le repas de famille, quand sont réunis Le temps de quelque anniversaire, petits et grands. On croit t'avoir oubliée, le temps d'un bonheur, Mais déjà tu regagnes le terrain perdu A peine le lâche amant a-t-il tourné le dos Nous laissant désemparés et écœurés, A peine les amis d'autrefois repartis Vers leur vie et leurs propres soucis. Peu à peu, tu envahis, tu étends ton domaine, Profitant de chaque instant d'abandon, Occupant les chambres laissées vides Par les enfants que la vie appelle à grands cris, Prenant place dans le fauteuil préféré D'une mère ou d'un père trop tôt partis. Combat inégal, lutte perdue d'avance! Sûre de toi, triomphante, tu progresses, inexorable, Malgré notre fuite éperdue dans d'éphémères plaisirs, Tu sais bien qu'à l'instant dernier, tu seras l'ultime présence Et c'est toi qui enfin nous fermeras les yeux! Solitude, compagne de tous mes jours, je te hais ! ::: l'auteur? Jacqlyn jacqlynjura@aol.com |