| Eté de plomb Soleil de plomb, pas un souffle d'air, Aucun nuage gris pour y cacher ma tristesse, Pas le moindre éclair pour crier ma colère, Le jour est aussi pesant que ma détresse. Un oiseau, tout près, siffle puis s'envole, Une fleur s'épanouit, et son parfum entête, Au loin des cris d'enfants dans une cour d'école, La vie continue quand on voudrait qu'elle s'arrête. Je voudrais l'automne, je voudrais l'hiver, La grisaille et la pluie, la boue et le froid A l'unisson des couleurs de mon univers, Tirer les volets, clore les portes, m'enfermer en moi. M'enfermer et oublier! En été hiberner, Ne plus entendre, ne plus sentir, ne plus voir, Poser ces fardeaux, lourds et obstinés, Anéantir les désirs, enfin ne plus croire. ::: l'auteur? Jacqlyn jacqlynjura@aol.com |