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Amours mortes J'ai caressé encore le drap où tu n'es plus Cent fois j'ai griffé l'oreiller où tu posais ta tête J'ai pleuré toute mon âme, crié ton corps perdu Je ne suis qu'une femme qui meurt de sa défaite J'ai cassé tous mes rêves sur le chevet où tu posais ta montre Moi qui rêvais d'éternité voila que je compte les heures Je te guette au matin, l'aurore, juqu'aux premières lueurs A travers le volet clos de ma chambre entrouverte Toutes les amours sont mortes et je ne suis plus qu'une ombre Qui glisse chaque jour dans ces nuits sans chaleur Une chandelle éteinte aux souvenirs qui sombrent Une barque sans capitaine… rien qu'une femme qui pleure Et je me noie dans ces draps qui gardent ton odeur Les suaves et doux instants où nous mêlions nos sueurs Charnelles et délicates, si incroyables ardeurs Mes lèvres engourdies s'en souviennent encore. Amor! Amore ! L'amour toujours l'amour... Oui c'est encore l'amour! Toujours ce bel amour Aux silences si fades brisant l'éternité Son souvenir me ronge, il m'abat sans pitié Comme la sorcière blonde je m'accroche au rocher Ou la belle qui dort... je n'attends qu'un baiser... Mais c'est toujours pareil à Vérone ou ailleurs C'est Roméo qui part et Juliette qui meurt. ::: l'auteur? Hugo Limani. hugo.limani@free.fr |