| Napo adorait les meufs , mais il était toujours puceau à 18 ans le pôvre ! pourtant il lisait plein de trucs cochons, pas encore play-boy, et il bouffait " les pastilles d’ardeur " fabriquées pour Richelieu, qui avait la quéquette en berne. Mais il n’était pas trop jojo, plein de boutons, il ne plaisait pas, voilà. Alors le 22 novembre 1787, il décida d’aller aux putes, et cette première nuit fut le début de son extraordinaire carrière amoureuse. En fait depuis ce jour il se tapa toutes les nanas qui pouvaient lui apporter quelque chose pour sa carrière. Malheureusement on ne connaît pas trop le noms de ses premières conquêtes qui sautèrent dans son lit comme des grenouilles dans une marre. En 1789, il se tape en même temps Manesca Pillet, une super fermière et madame Prieur qui était la femme d’un haut fonctionnaire. Pis comme il lui restait encore quelques heures libres, il enfourche gaiement la fille de ses logeurs. Vers la fin de l’été, il se casse en corse, il avait l’idée sournoise de devenir le chef de l’île. Il rencontre madame Daletti qui avait carrément le feu au frifri et un mari assez complaisant. Bonne aubaine pour notre Napo qui n’était encore que Bonaparte. Pendant quelques mois il ne coucha qu’avec elle, pis il rencontra une Ajaccienne aux yeux dorés , et hop se l’enfila aussi sec. La Daletti folle de rage décida de se venger. Elle invita le Napo à bouffer un soir où son mari était sorti, et lui refila des champignons vénéneux dis donc. Ah la salope ! elle a faillit faire changer le cours de l’histoire. Dans la nuit le voilà-t-y pas qui gerbe ? Sa mère la Laetitia appelle le docteur, qui a justement une potion magique, Napo la boit, il va mieux. Laetitia appelle madame Daletti, je sais pas pourquoi mais c’est comme ça. Elle arrive la pétasse, et dit au Napo, " tu m’as trompé, je t’ai empoisonné " Pis elle part en ricanant. On rappelle le médecin pour lui préciser la nature du mal, il sort une nouvelle poupoue bizarre qui sauve notre Napo, OUF ! Après l’épisode des champignons, Napo navigua entre Paris et la corse en se tapant tout plein de nanas, mais malheureusement on ne connaît pas leurs noms, en tout cas moi je ne les connais pas.. Pis, pour obtenir le commandement de l’artillerie devant Toulon, il devint l’amant de Catherine Carteaux , une petit boulotte espiègle qui était la femme du général. (Par la suite, comme il n’était pas ingrat il lui a refilé plein de pognon). Mais bon, il était quand même pas très reconnu. Il apprit soudain que Marguerite Ricord, épouse d’un membre de la convention, s’envoyait Robespierre et ne crachait jamais sur une petite aventure, et il décida de l’utiliser pour entrer en relation avec les deux conventionnels délégués à Nice. Pendant quelques jours la coquine lui fit porter ses paquets et ramasser ses mouchoirs, pis elle vit qu’il était bien outillé et l’emmena dans son lit.. Il l’a sûrement pas louper dis donc, parce que dès le lendemain elle parla de lui à Robespierre et a Ricord, en des termes tellement élogieux( à mon avis elle ne parla pas de pieu) qu’ils voulurent le connaître. Et notre Bonaparte devint vite leur ami intime. Au début 1794, Robespierre fit nommer Bonaparte chef de l’artillerie de l’armée d’Italie. Salicetti se dit : " ben je vas faire pareil dis donc " manque de bol, la Marguerite l’envoya balader. Ben il fut fou de rage et décida de se venger de ce pôvre Napo. Oh lalala mais on est jamais tranquille dis donc ! Mais Napo ne savait pas que l’autre le guettait, l’était au mieux avec les mecs de la convention, et il fut charger d’une mission secrète à Genes. Pis il s’installa à Nice chez les Laurenti qui avait deux filles, eh oui ! la plus jeune, Emilie, tapa dans l’œil du Napo qui voulut l’épouser. Les parents dirent niet ! pas question. Déçu il était le Napo, la fille avait des sous tout ça, mais bon, les parents ne voulaient pas, alors il se contenta de la sauter dans les coins Mais pendant que le Napo s’enfilait l’Emilie, il se passait plein de trucs fâcheux. Les événements du 9 thermidor ne furent connus à Nice que le 17, et là, tous ceux qui étaient les potes de Robespierre furent collés en taule. Alors, le Salicetti qui n’avait pas pu se taper la Marguerite Ricord dénonça le Napo. Oh ça c’est pas beau dis donc ! Et notre Napo fut arrêté le samedi 22 thermidor ( 9 août). Mais la mère Laurenti se dit "Bin merde l’était quand même sympa ce gars-là " pis sa fille pleurait, alors elle le fit sortir vite fait de taule et ainsi il échappa à la guillotine. Et re Ouf ! Napo avait retrouvé la liberté, mais pas son rang dans l’armée. Et qui allait lui redonner une position honorable ? une meuf bien sûr ! Félicité Turreau de Linières épouse de Louis Turreau nouveau représentant de la convention, nommé auprès de l’armée d’Italie. Dès qu’il apprend l’arrivée de la petite blonde, Napo saute dessus. Le mari perdait son temps à lire des rapports, ben Napo ne perdait pas le sien avec la Félicité voilà ! il la trimballait dans la montagne, histoire de lui faire prendre l’air et, entre deux touffes de lavandes, crac crac. Devait quand même savoir y faire le Napo avec les souris, parce que celle-là aussi était reconnaissante et parla de lui à son mari. Pis comme Napo avait l’esprit de famille il en profita pour faire nommer son frère Louis Lieutenant d’artillerie. Les femmes mariées c’était bien rigolo, mais Napo songeait à se marier aussi avec une meuf bien dotée, l’avait besoin de sous, voilà. Son frère Joseph avait épousé à Marseille une riche héritière, Julie Clary, affreuse mais avec un cul en or. le Napo était un peu jaloux. Mais voilà t’y pas qu’on l’envoie à Toulon ? il en profite pour faire un petit crochet par chez son frère, et là, il rencontre la petite belle sœur de Joseph : Désirée Clary qui n’avait que 16 ans mais des yeux langoureusement coquins, des seins retroussés et aguicheurs, et un frifri frétillant. Napo décide tout de suite de l’épouser, pour avoir du fric et une belle baraque bourgeoise comme son frérot. Il commença donc sans tarder ses gouzi-gouzi et le soir même Désirée était dans son pieu, olé ! Mais, pas de bol, quelques jours plus tard, Napo est obligé de quitter Marseille, et Désirée se noie à moitié dans ses larmes. Pas de panique, Napo revient en avril, et on célèbres les fiançailles. Ils s’envoient en l’air comme des bêtes jusqu'à la fin du mois. Début mai Napo doit rejoindre Paris. Il quitte sa petite fiancée en lui jurant fidélité, l’œil droit plein de larmes, l’œil gauche égrillard, dame les jeunes femmes de la capitale sont réputées aguichantes. A paris, Napo émoustillé par les popotins ondulants des parisiennes, oublia carrément sa petite marseillaise et ne désira plus qu’épouser une de ces parisiennes pleines de blé et entourées de relations utiles. Il en vise quelques-unes, dont une ancienne gourgandine de 54 ans, madame de la Bouchardie, et enfin il rencontre Mademoiselle Montansier chez Barras. Il se frotte les mains en apprenant le montant de sa fortune. Là, il fait quand même fort le gars, la sauterelle à 65 ans, la foufoune toute fripée, les seins en oreilles de cocher et il ne lui reste que deux ou trois dents. Tant pis, il veut l’épouser quand même, pis elle, ben elle se passe la langue sur les lèvres en regardant ce petit joli, et elle astique ses trois quenottes avec frénésie pour se faire une sourire ensorcelant. Mais Barras réussit à le convaincre de l’horreur d’une telle union, et lui évite ainsi de sauter la vieille momie. Après tout, il ne va pas si mal et peut encore patienter. Il rompt avec un petit regret... Las ! peu après il reçoit l’ordre de rejoindre les fantassins de l’armée de l’Ouest qui luttait contre les chouans. Indigné il était le Napo, quoi ? lui un artilleur commandant en chef de l’armée de l’intérieur se chez les fantassins ? non mais faut pas rêver ! Il répond qu’il n’ira pas voilà ! et il se fait destituer. Il se retrouve sur le pavé de Paris sans solde et sans emploi en vue. Il retourne pleurnicher chez Barras, qui lui dit qu’il faut vraiment trouver une meuf à fric et l’épouser le plus vite possible. Napo branche son radar à " pouffe à sous " sans perdre une minute. Il s’intéresse d’abord à Lucie Desfougères, mais elle n’avait pas assez de répondant, une dote minable. Donc il se tourne vers une amie de sa mère Madame Pernon qui venait juste de perdre son époux. Cette meuf avait une fille , Laure (qui devait un jour épouser Junot et devenir duchesse d’Abrantes, ce que le monde est petit dis donc) et un fils de 25 ans. Dans sa petite tête Napo faisait tout plein de projets , il allait marier sa sœur Pauline au gamin de la mère Permon qu’il épouserait lui-même et piquer comme ça toute la fortune de la famille. C’était bien vu, mais il a eu la bêtise d’aller tout dire à la mère Permon, oui ! il l’a fait dis donc ! Elle lui a rit au nez la bougresse ! Très dépité par ce refus, Napo s’en va raconter sa mésaventure à Barras qui se tordit de rire, et emmena son pauvre copain chez sa maîtresse madame Tallien, née Thérèsia Cabarras. Cette dame que l’on appelait " notre dame de termidor " donnait des soirées coquines où le Tout-Paris de l ‘époque s’éclatait . Napo croisa ce soir là, sans y attacher d’importance, deux femmes qui devaient jouer un grand rôle dans sa vie, (Germaine Necker épouse De Staêl, une grosse vilaine avec une petite bouche sèche et des dents toujours dehors, et Marie-Rose Tascher de la Pagerie veuve du vicomte de Beaumarchais, langoureuse créole un peu défraîchie) mais ce benêt ne le savait pas encore et il voulait surtout faucher la petite amie de son pote, la belle Thérésia qui se baladait à moitié à poil sous des voiles et des fanfreluches plumeuses. Napo en bavait. Il apprit que la belle ne répugnait pas a quelques petits strip-tease, en compagnie de quelques copines dévergondées, et se rendit presque tous les soirs, l’œil lubrique et la langue baveuse chez Thérésia.. Il ne connaissait pas encore le pouvoir de son fameux sourire, il n’avait pas mis au point sa stratégie sans échec de séduction, alors pour la séduire, il faisait le clown, lui le taciturne se lançait dans des bouffonneries dont les historiens sérieux n’ont même pas idée. Il alla même jusqu'à dire la bonne aventure pour amuser l’assistance, tout en lorgnant la gorge pulpeuse de Thérésia qui tressautait au rythme de son rire forcé, parce qu’en fait il n’était même pas drôle le pauvre, il était tellement superstitieux qu’il ne prédisait que les faits qu’il souhaitait voir se réaliser. Barras ne disait rien, il couchait en douce avec Marie-Rose qui l’amusait beaucoup , tandis que la Tallien commençait à lui les briser menu.. C’est fou de penser que Barras se tapait les deux meufs pendant que Napo faisait le guignol, c’est pas juste tout de même. Thérésia était fine mouche, elle avait bien compris que si le Napo faisait un tel cirque c’était pour ses beaux yeux, mais elle pensais que jamais il n’oserait soulever la julie de son pote. Elle avait tort, un soir, le Napo lui déclara sa flamme, je crois même qu’il lui mit carrément la main au panier. Elle éclata de rire, décidément c’était une manie, toutes les gonzesses lui rigolaient au nez, (t’en fais pas Napo, tu auras ta revanche, elles vont en baver les garces) En plus, pour soi-disant le consoler de ce refus, elle lui offrit du drap pour qu’il puisse se faire faire une nouvelle redingote, la sienne était bouffée aux mites, quelle humiliation ! Pendant que ce pauvre Napo se faisait éconduire comme un gamin par la mère Tallien, Barras se tapait Marie-Rose, oui, mais c’était une goulue, elle avait toujours besoin de sous. Barras il en avait ras la mèche de raquer, il eut donc une idée diabolique, puisque Napo voulait une meuf, il allait lui coller la créole dans les bras. Coïncidence, on arrivait au 12 vendémiaire, les royalistes, vachement kamikazes, s’apprêtaient à marcher sur les Tuileries. Epouvantés, les conventionnels nommèrent le 13 vendémiaire Barras commandant en chef de l’armée de l’intérieur. Et qu’est-ce qu’il fait là notre brave Paulo ? ben il enquille le Napo à sa suite, et vlan ! (Le Napo n’a pas appris la bonne nouvelle tout de suite, il fricotait avec une petite théâtreuse, Suzanne alors qu’on le cherchait partout.) Voilà notre Napo avec une bonne situation C’est ce qu’il fallait pour séduire la Marie-Rose qui voulait un protecteur Après ça, Barras pouvait jouer les marieurs avec toutes les chances de réussite , et c’est lui qui a envoyé le petit Eugène de Beaumarchais chez Napo pour réclamer l’épée de son père mort à l’échafaud., mais ça les historiens de l’académie Française, ils ne le disent pas, sic. Donc l’Eugène se pointe chez Napo, il réclame la ferraille de son papa, et la maman radine aussi sec pour remercier. Fatalitas ! le Napo tombe amoureux de la Marie-Rose instantanément. Il faut bien avouer qu’elle avait mis tous les atouts de son côté en arrivant roucoulante, zézayante, ondulante, les seins à l’air, mais bon c’était la mode, et la bouche à peine entrouverte, pardi ! elle était pleine de chicots noirâtres cette petite bouche-là. Il la regardait extasié, l’œil mi-clos, se grattouillant machinalement la coucougnette droite, dame ! il avait chopé la gale à Toulon. Quelques jours après, le Napo qui n’avait pas cessé de rêver à la créole, se rendit chez elle, rue de Chantereine, ça c’était un nom prédestiné. La Marie-Rose n’avait pas le sou, complètement fauchée la vieille, mais elle se débrouilla pour faire boulotter Napo en vitesse et, la dernière bouchée avalée, l’emmena dans sa piaule. Là, elle se pâma dans ses bras et le papouilla jusqu'à l’affolement total. Leurs cris d’extases ameutèrent tout le quartier, qui était pourtant habitué aux débordement de la bouillante vicomtesse qui s’envoyait en l’air régulièrement avec un tas de freluquets. Mais cette fois, c’était pour la bonne cause, elle pensait que ce petit corse était exactement l’homme qui lui fallait pour la sortir de la mouise. De son côté, Napo admirait cette femme élégante qui lui paraissait puissante et aristocratique, et de toute façon il était piégé, il l’avait déjà dans la peau. Elle était devenue Joséphine. Dès le lendemain matin, il lui adressa la fameuse lettre : " Je me réveille plein de toi. Ton portrait et l’enivrante soirée d’hier n’ont point laissé de repos à mes sens. Douce et incomparable Joséphine, quel effet bizarre faites-vous sur mon cœur ! Vous fâchez-vous ? Vous vois-je triste ? Etes-vous inquiète ?... mon âme est brisée de douleur, et il n’est point de repos pour votre ami ; mais en est-il donc davantage pour moi, lorsque, me livrant au sentiment profond qui me maîtrise, je puise sur vos lèvres, sur votre cœur, une flamme qui me brûle ? Ah ! c’est cette nuit que je me suis bien aperçu que votre portrait n’est pas vous. Tu pars à midi, je te verrai dans trois heures En attendant, mio dolce amor, un millier de baisers : mais ne m’en donne pas, car ils brûlent mon sang. " Napo a-t-il vraiment écrit seulement ces mots ? ou cette lettre a-t-elle était expurgée par les historiens bien pensants ? je n’en sais rien, mais j’ai quelques doutes, à mon avis, il devait parler du frotti frotta de la veille plus crûment, mais bon.... Napo et Joséphine se marièrent le 9 mars 1796. A la mairie du deuxième arrondissement à dix heures du soir La Jojo tricha sur son âge et donna une date de naissance fantaisiste à l’officier de l’état civil, Collin-lacombe, qui attendait, depuis deux bonnes heures l’arrivée de Napo et avait déjà commencé discrètement sa nuit.. Les témoins : Tallien et Barras, ricanèrent mais la bouclèrent, les deux autres témoins Camelet et Lemarrois, qui par hasard n’avaient pas fricoté avec la mariée, ne s’aperçurent de rien. Et hop ! il était berné le Napo.. Après les formalités, Napo planta tout le monde sur le trottoir, empoigna sa dulcinée et la fourra dans une voiture. Ils partirent vent du cul dans la plaine pour la rue Chantereine et surtout pour leur grand pieu douillet. Napo était heureux, nommé général en chef de l’armée d’Italie depuis 7 jours, il se retrouvait uni avec " le plus beau petit cul du monde " comme il disait élégamment en parlant de Joséphine. La nuit aurait sans doute était parfaite si Fortuné, le petit chien de Joséphine, n’avait décidé de la passer lui aussi dans le lit. Napo le poussa d’abord doucement, mais comme le chien s’entêtait à se mêler de ce qui ne le regardait pas, Napo lui fila un grand coup de pied. Le pauvre clébard se réfugia à l’autre bout de la chambre et Napo et sa Jojo purent reprendre la subtile position de la pendule norvégienne avec ardeur. Mais soudain, dans la nuit, un hurlement qui n’était pas d’extase. Fortuné avait bouffé la quibole du Napo, et avait fait retomber la mayonnaise aussi sec. Joséphine passa le reste de la nuit à appliquer des compresses de baume du Pérou sur la jambe mordue, en oubliant de s’occuper d’une autre partie de l’anatomie de Napo, qui de toute façon restait pantelante après cette agression. D’autant plus que notre grand homme craignait que ce vilain petit cleps lui ait refilé la rage. Il bouda jusqu’au petit jour. Après cette nuit bizarre, Napo eut un tas de choses à faire, il partait pour l’Italie deux jours plus tard, il était débordé, mais s’envoyait sa petite Jojo dans chaque encoignures de portes, derrière les rideaux, sur les tables et même debout adossé à la voiture qui allait l’emporter loin de sa bien aimée. Là, nous en arrivons aux lettres que Napo écrivit à Joséphine depuis l’Italie, et je vais vous en confier quelques petits extraits : " Je n’ai pas passé un jour sans t’aimer, une nuit sans te serrer dans mes bras..... Crois-tu donc que ma passion n’est pas assez cruelle, sans encore accroître mes regrets et bouleverser mon âme ? quel style ! quels sentiments que ceux que tu peins ! ils sont de feu, ils brûlent mon pauvre cœur.... Un baiser plus bas, plus bas que le sein... Un baiser au coeur, puis un plus bas, bien plus bas.... J’embrasse passionnément ta petite forêt noire... " Il n’y a pas de doute il était vachement amoureux. La Joséphine ? oh ! elle aimait rigoler et elle continuait à se taper sans vergogne tous les jolis petits gars qui le lui demandait aimablement, elle avait surtout un gros penchant pour Hippolyte Charles, un super étalon, bien outillé et avec une belle imagination. Napo la pressait de venir en Italie mais Jojo n’avait aucune envie de le rejoindre et inventait mille prétextes pour retarder son arrivée. Napo furieux, lui envoya Murat avec mission de la ramener, non mais ! Ben c’était idiot, Joséphine tortilla si bien du croupion devant le Murat qu’il en perdit la raison et le pantalon ! Napo commençait à s’agacer d’autant plus que la petite désirée Clary qu’il avait abandonnée comme un kleenex lui avait écrit une petite lettre amère : " Vous m’avez rendu malheureuse pour le reste de ma vie. " Et que sa sœur Pauline, qui avait depuis toujours le feu au fondement, cassait carrément les burnes parce qu’elle voulait épouser Stanislas Féron, un vaurien qui vivait avec une poule rue Chabanais A bout d’argument Joséphine prétendit qu’elle était en cloque, et chargea Murat d’annoncer la bonne nouvelle au Napo. Napo, inconscient lui écrivit : " Il est donc vrai que tu es enceinte. Murat me l’écrit, mais il me dit que cela te rend malade et il ne croit pas prudent que tu entreprennes un aussi long voyage... Tu m’écris que tu as changer. Ta lettre est courte, triste et d’une écriture tremblante. Qu’as-tu mon adorable amie ? Je croyais être jaloux, mais je te jure qu’il n’en est rien. Plutôt que de te savoir mélancolique, je crois que je te donnerais moi-même un amant... " C’est couillon un mec quand même. l'auteur : g.fenouillard@infonie.fr |