| Nuit C'était une nuit : nuit dont les vastes ailes Font jaillir dans l'azur des milliers d'étincelles Qui, ravivant le ciel comme un miroir terni, Permet à l'œil charmé d'en sonder l'infini Nuit où le firmament, dépouillé de nuage, De notre histoire créée un magnifique ouvrage Je m'assieds en silence, et laisse ma pensée Flotter comme une mer où la lune est bercée Que le séjour de l'homme est divin, quand la nuit De la vie orageuse étouffe ainsi le bruit Tout est majesté, crépuscule, silence Le regard seul, en atteste l'existence Les cieux se sont ouverts comme une voûte sombre qui laisse en se brisant évanouir son ombre. Comme on voit jusqu'au fond d'une mer en repos L'ombre de son rivage onduler sous les flots Sous ce jour, plus serein qu'une aurore, La terre semble éclore Elle dévoile mon horizon ::: l'auteur? Marielle... |