| " La mare " C'est un trou d'eau, au milieu de rien Plus de vie, juste le silence angoissant Des grands arbres lancent vers le ciel chagrin Leurs grands bras décharnés, par le vent Comme pour écarter les nuages gris et blancs Et arracher au soleil ses derniers rayons Ou pour lui faire regretter le printemps Quand leurs fleurs le caressaient avec passion Du givre en guise de bourgeons Craquant sous les assauts du temps Une odeur humide, de mousse et de champignons Grise par sa douceur, et fait oublier le présent C'est un trou d'eau, perdu loin de tout Une mare triste, recouverte de feuilles Une nature désolée, et à genoux Qui force le respect, où l'on se recueille Rien ne bouge, juste à la surface Quelques bulles, venues des tripes de la terre Et, au loin, les bruits sordides de la chasse Qui laissent dans mon coeur, un goût amer Que ces bruits incongrus, blessent mon esprit Et la peur s'empare, de mon calme absolu Que je déteste ces hommes, qui suppriment la vie Je préfère mille fois, les bruits de la rue C'est un trou d'eau, encaissé en moi Ou j'espère bientôt, reviendra la chaleur Pour que la vie reprenne, la couleur de la joie Et que l'automne reconnaisse ses erreurs La saison est maudite, mais cependant si belle Je l'adore et je la déteste, en même temps Si la mare est imaginaire, le froid est bien réel Et les arbres, comme les enfants, hurlent inlassablement Il n'y a que l'espoir, qui me fera oublier Que je tremble, mais est-ce le froid ? Ou la peur ? , Ou je ne sais quoi ? , la pitié ? Oui, la pitié de voir la vie, dans cet état... ::: l'auteur? Phil. Il anime, le forum poésie sur infonie. phil.pc@infonie.fr |