| Ça parle délivrance: il y a quelques larmes, au coin de vos yeux vagues, du vent pour les sécher, et rendre à vos cheveux l'odeur d'un autre été. Mais vous ne savez pas. Ne voulez pas savoir. Mourir, rien que mourir, comme on dit "par amour", et qu'au moins la souffrance conduise quelque part, où l'autre, l'en-allé, se fige à tout jamais dans un flou never more. Tous ces pas, dans les flaques, qui se ressouviendraient de serments murmurés, de matins triomphants dans les plis bleu-pastel et les tiédeurs amantes. Rien. Juste, là, dans l'eau, une larme de plus. Ca parle délivrance, je ne sais rien de vous, de cette silhouette qui lentement s'efface à la corne du bois, dans le vert émeraude, et qui, pour être unique, m'est tellement semblable. C'était... je ne sais plus... Mais c'était comme vous. Combien de temps faut-il, pour qu'on se surprenne un jour à n'être même plus triste d'être sans l'autre? ::: l'auteur? Patrick Germain, journaliste. Il est également l'auteur de la terre cuite qui illustre ce texte. patrickgermain@hotmail.com |