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LE CHANT DE LA COLOMBE
LE CIEL EST GRISE DE TRISTESSE Le ciel est grisé de tristesse. Il pleut sur les jasmins. Ma caresse se perd dans le flou d'une image et mes doigts imaginent Seulement, Imaginent ton corps insaisissable. Ma plainte s'est blottie au creux d'une cascade, J'entends l'eau chuchoter et la nouvelle pleut sur le monde endeuillé par mes yeux. Plus rien n'existe en ma mémoire que l'hirondelle envolée pour toujours. Mon Amour… Ce ne peut être toi dont la bouche est fermée. Deviens pour moi le bruissement des feuilles et je me ferai arbre immobile à jamais. Emporte-moi sur l'autre rive et que mon souffle soit le vent. Qu'importent les bourgeons si je ne les vois pas par ton regard ! Que m'importe à moi la musique et le torrent qui fuit ! Que m'importe la mer et le fleuve et la source ! Que m'importe ! J'ai perdu la douceur de ta peau et le Monde n'est plus. ::: l'auteur? Thérèse. |